Sabir

Publié le par Claire

Ma main frôle les hautes herbes de l’inconscient, l’argile s’écroule de mon visage.

Oh, laissez-moi choisir l’heure, l’heure et le lieu de mon prochain départ.

Qui s’attarde s’égare.

Et la pluie au fil de l’eau s’écoule lentement, comme des crapauds berçant leur progéniture.

Tiens, et si le roux s’enflammait, que resterai-il aux phacochères ?

Des arbres féroces prêts à dévorer les ruines de Bagan, les tombeaux érodés de la vallée rubiconde. De combien de méduses se para Sisyphe, seul le sait notre Sapir, qui s’il étudia les moines n’en fût pas moins un saint. Je ne risquerai pas ma vie pour une coupe de miel, et dans l’auge des vautours ne tremperai mon orteil. Pars, puisque tu vas, puisque le créateur t’a planté des pieds dans le prolongement de tes reins. Et la marmite bout, bout, bout mais personne ne prend garde à la cornemuse affolée. Ventre mou de rat crevé, qui t’a dit d’éructer en ma présence !? Et si cent fois ne font que perpétuer la menace alors ne retire pas ce trépané de sa nasse. Laisse le mariner et nourrir les poissons édentés. Que la friture soit ravitaillée en fanfare, que l’on ouvre la cage du gibbon. La morue même n’aura pas de viande au goûter.

Et ploc, la boule s’évase pour ne faire qu’un tourbillon de cendres. Est-ce là la moiteur rêvée, l’éternelle mousseline qui couvre la rosée ? Laissez-moi m’y abreuver que de rage j’exulte, que mon amour pour cette humanité y trouve du panache et s’embrase de pourpre. Laissez-moi crier la gloire du sabre et l’éternité de l’Amour.

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